larry clark

J’ai beaucoup de mal avec la censure. Mais j’ai encore plus de mal avec les faux derches.

Comme vous le savez sans doute, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris consacre une exposition à Larry Clark (photo), photographe et cinéaste américain. La rétrospective intitulée Kiss the past hello présente 200 tirages originaux extraits de 50 années du travail de l’artiste et notamment les clichés issus de deux de ses œuvres importantes : Tulsa (1971) et Teenage lust (1983).

Cette exposition est interdite au public âgé de moins de 18 ans. Parce qu’on y voit très explicitement des adolescents marginaux qui expérimentent presque tout : les armes, le sexe et les drogues.

L’interdiction – qui émane de la mairie de Paris – est fortement discutée. Les débats multiples ont le mérite de mettre en avant comme jamais le travail du réalisateur et de doper la fréquentation de l’expo.

Là où je m’agace fortement, c’est de constater que du côté des outrés on ne se gêne pas parfois pour profiter du buzz. Je pense notamment à un blog média qui diffuse depuis quelques jours (avec l’assentiment de ses lecteurs, paraît-il) une dizaine de ces photos polémiques (issues apparemment d’un kit transmis par la mairie). Soit on est offusqué, soit on ne l’est pas. Il est quand même mal venu de demander au représentant d’un hebdomadaire si ce n’est pas un peu too much de placer une de ces images en Une de son journal, alors qu’on rafale ses propres lecteurs sans prendre plus de précautions.

Finalement, les mots les plus justes au sujet de cette affaire émanent d’un chouette créateur. Il s’agit de Manu Larcenet et c’est sur son blog…

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